Plan du site

Pages

Articles par catégorie

Mentions légales

Editeur
Association Française de Naissance Aquatique
10 place Piquand – 03100 Montluçon
060 701 47 82

Responsable de la rédaction, webmaster
Pierre-Antoine Légoutière

Directeur de la publication
Thierry Richard

Hébergement
OVH
SAS au capital de 10 069 020 €
RCS Lille Métropole 424 761 419 00045
Code APE 2620Z
N° TVA : FR 22 424 761 419
Siège social : 2 rue Kellermann – 59100 Roubaix – France

 

8 novembre

Le trio directeur de l’AFNA en mission à Néris-les-Bains : l’idée est de ménager, en collaboration avec le superbe équipement des Nériades, un programme d’accompagnement spécifique pour les femmes enceintes intéressées par l’accouchement aquatique : massages spéciaux, bains, SPA, soins divers…

Le centre Semmelweis

Le Centre Semmelweis, Premier Centre Francais De Naissance Aquatique.

Projet mené durant de longues années, le Centre Semmelweis n’a pas pu voir le jour. Bien qu’ ayant gagné au tribunal administratif contre l’ A.R.S. (Agence Régionale de Santé), l’ A.F.N.A. a été contrainte de fermer définitivement, cette fois, le centre Semmelweis, premier centre français de naissance aquatique. L’ attitude résolument hostile de l’ A.R.S. pour ce qui n’ est que la transposition des maisons de la naissance qui existent dans pratiquement tous les pays européens et anglo-saxons avec un plus considérable : l’ utilisation de la baignoire   » ONDINE », conçue par le Docteur Richard, Président de l’ A.F.N.A., sans égale au monde en termes d’ hygiène, sécurité et confort pour la pratique des naissances aquatiques a mis fin à l’ aventure…

En effet, l’ A.R.S. , bien que l’ on entende parler d’ aide à l’ innovation à foison, a , par son attitude destructrice, décourager parturientes et investisseurs du Centre Semmelweis, privant ainsi la baignoire  » ONDINE » d’ une vitrine et la région d’ emplois et de notoriété innovante.

Aussi, exit le  » Centre Semmelweis », une utopie qui ne sera pas une réalité.

Revenons tout de même sur les concepts mis en oeuvre lors du déroulement du projet…

Revendiquant le libre choix constitutionnel du lieu de naissance pour les futures mamans et les couples, l’AFNA annonce que c’ est avec un peu d’ avance par rapport aux prévisions, que le Centre Semmelweis ouvrira ses portes les 17 et le 18 novembre à l’occasion des « 4ème Journées françaises de naissance aquatique » organisées au sein du Centre Semmelweis par l’ AFNA (Association Française de Naissance Aquatique). Ce sera le premier centre français de ce type, le deuxième en Europe, après celui d’ Amsterdam qui a, lui, ouvert ses portes en 2012 et dont le Centre Semmeweis s’ inspire.

Le nom a été choisi en hommage à Semmelweis, grand médecin du XIX ème siècle, précurseur de l’ antisepsie. Il est situé dans le centre de Guingamp, vaste de 400 m2, ce qui permettra l’ installation d’ un bassin en eau de mer pour la préparation aquatique, en sus de la baignoire d’ accouchement, en rez-de-chaussée et de plain pied pour des raisons évidentes de facilité d’ accès.

La technique utilisée est celle prônée par l’ AFNA depuis maintenant de nombreuses années. Il s’ agit de la baignoire de naissance « ONDINE », la plus en pointe en termes de confort et de sécurité, conçue par le Docteur Richard, Président de l’ AFNA, gynécologue obstétricien, qui porte la responsabilité médicale du centre en assurant, dans un premier temps, la totalité des naissances du centre. Cette baignoire est construite et commercialisée par la « SOMETHY », spécialiste en thalassothérapie, entreprise française sise à Montpellier.

Ce lieu de naissance, qui ne sera naturellement pas une clinique ou une maternité, proposera une forme de naissance  » à domicile » améliorée, sécurisée et conviviale, tout cela à moins de cinq minutes de la maternité hospitalière performante de Pabu. Un véhicule médicalisé sera disponible 24 heures sur 24 pour les transferts vers le centre Hospitalier en cas de nécessité.
Le nombre de naissances sera de quinze par mois, après sélection des dossiers par le docteur Richard, responsable médical. Un suivi à domicile sera assuré pour le bébé et la maman après les quelques heures qui suivent la naissance passées dans le centre pour une surveillance rapprochée.

Des lieux d’ hébergement, en fonction des moyens financiers, seront disponibles pour les personnes qui viendront de loin.

L’ Association Française de Naissance aquatique entend, par l’ ouverture de ce centre pilote, afficher son envie de voir ce type de structure moins médicalisée, plus humaine, essaimer sur le territoire français et à l’ étranger en dispensant dans le centre Semmelweis une formation à la méthode pour les professionnels de la naissance intéressés.

Le versant juridique, inéluctable dans notre pays où le conservatisme administratif régallien et s’ élève contre pour toute idée nouvelle, à fortiori médicale, est assurée par une équipe juridique chevronnée, choisie par l’ AFNA.

L’ inauguration du centre, où la presse nationale sera conviée, est fixé le 17 Novembre 2012 avec la présence exceptionnelle du groupe parisien  » Les ongles noirs » qui vient de sortir son second CD.

Charte de la Naissance du Centre Semmelweis
(pensée par Mme Marine Espinasse, notre première maman) :

Projet de naissance

Madame, Monsieur les professionnels de la Naissance,
Vous allez être présents tout au long de la naissance de notre enfant, et nous vous en
remercions.
Mon conjoint et moi-même avons souhaité écrire cette lettre afin de vous permettre de
mieux connaître nos désirs par rapport à cette naissance.
Nous avons confiance en votre compétence et notre souhait est que, grâce à votre avis
éclairé et à notre intuition, nous prenions ensemble la bonne décision, s’il devient
nécessaire d’en prendre une.
Nous souhaitons avant tout que cette naissance soit la plus paisible possible pour notre
enfant et nous-mêmes.
Merci de votre compréhension.
—————————————————
De manière générale :

Je souhaite accoucher dans l’eau ; sauf motif médical sérieux l’équipe médicale en place
ne me demandera pas de sortir de la baignoire d’accouchement avant l’expulsion du
bébé.
Mon conjoint souhaite être présent à chaque étape de la naissance et pouvoir être dans
l’eau, à mes côtés, lorsqu’il en exprimera le désir.
Nous souhaitons qu’il y ait le moins de personnes possible présentes tout au long de
cette naissance afin de préserver notre intimité et notre besoin de calme.
Nous souhaitons que chaque geste, chaque intervention nous soit clairement expliqué,
et que rien ne soit entrepris sans nous avoir consultés auparavant.
—————————————————
Pendant le travail :

– J’accepte la pose d’un cathéter mais si possible ne souhaite pas de perfusion
systématique (sauf si un traitement antibiotique est nécessaire).
Avant toute perfusion autre qu’antibiotique, je souhaite être consultée.
– Je souhaite que mon intimité soit respectée et pouvoir pratiquer avec mon mari les
principes de l’haptonomie
– Je souhaite que le monitoring soit ponctuel.
– Je souhaite avoir la possibilité de déambuler librement et de choisir les positions qui
me soulagent.
– Je souhaite être libre de m’alimenter et surtout de boire.
– Je souhaite essayer d’accoucher sans péridurale.
– La poche des eaux ne sera pas percée artificiellement.
– Je serais heureuse de recevoir les conseils d’une sage femme.
—————————————————
Lors de la naissance :

– Je souhaite qu’on ne m’appuie pas sur le ventre.
– J’aimerais que l’épisiotomie soit évitée. Je préfère risquer une déchirure légère.
– Je souhaite profiter d’une liberté de mouvements, utiliser des objets (ballon, …) et
créer une ambiance agréable (lumière tamisée,…) durant le travail.
-J’aimerais pouvoir mettre notre enfant dans une position qui me semblera adéquate sur
le moment.
– Si une césarienne s’avère indispensable, je souhaite une anesthésie locale et la
présence du père.
Le bébé me sera présenté dès que possible.
– Si lors de l’accouchement je me retrouve inconsciente je souhaite que le père soit le
premier à prendre contact avec l’enfant.
—————————————————
Après la naissance :

– Je souhaite garder le bébé en peau à peau le plus longtemps possible.
-.Dans la mesure du possible nous souhaitons que les battements de cordon aient cessés
avant de le couper.
-.Le père désire couper le cordon.
– Le père désire être présent lors des premiers soins faits au bébé.
– Dans la mesure ou tout va bien, je souhaite qu’aucune manipulation intrusive
(sondage, aspiration, gouttes dans les yeux, injections …) ne soit pratiquée sur mon
bébé.
-. S’il est nécessaire de mettre des gouttes oculaires à notre enfant nous souhaitons que
soient utilisées les gouttes homéopathiques que nous aurons apportées.
– Le bébé sera allaité et pourra téter le plus tôt possible, si possible il ne sera pas séparé
physiquement de la mère avant la première tétée.
– Le bébé ne sortira pas de la pièce sans être accompagné de son père.
– Le bébé ne recevra pas de tétine ni de biberon sans mon consentement.
– L’allaitement sera conduit à la demande.
– Je souhaite ne pas être séparée de mon enfant même la nuit.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos sincères salutations

Bibliographie

l. Gaillard J. Pratique actuelle de l’accouchement sans douleur, 1 vol., Maloine S.A. éditeur, Paris,1975.

2. Fulgencio J-P, Hanza 1. La péridurale doit-elle être systématiquement proposée à une primipare? Contre! : Mapar 1993; 479-490-469-478

3. Dialland P, Eyrand D, Chaouch A. La péridurale doit-elle ou ne doit-elle pas être proposée à une primipare? Pour. Mapar 1993; 469-478

4. Seebacher J, Darbois Y. Analgésie péridurale en obstétrique -Anesthésie -Réanimation nutrition, Roger Bellon édition.

5. Morgan B. analgésia and satifaction in childbirth. Lancet. 1982; 9: 808-810

6. Marpeau ,Jault T, Barrat 1. Effet de l’analgesie péridurale sur la contraction utérine. 1. Gynecol. Obstet. Biol. Reprod. 1993; 22 : 539-542

7. Farabow W, Roberson V, Maxey J, Spray B. A twenty-year retrospective analysis of the efficacy of epidural analgesia-anesthesia when administered and/or managed by obstetricians. AM. 1. Obstet Gynecol. 1993; 169,2,1 : 270-278

8. Paciornik M. Des arguments contre l’épisiotomie et pour la position accroupie pendant l’accouchement. Dossiers de l’obstétrique 1993; 203 : 19-20

9. Diaz AG., Scharcz R. Vertical position during the tirst stage of the course oflabor, and néonatal outcome.Europ. 1. Obstet. Gynec. Reprod. Biol. 1980, Il: 1-7

10. Borgatta L, Piening S. L. Association of épisiotomy and délivery position with deep périnéal lacération during spontaneous délivery in nulliparous women. Am. J. Obstet. Gynecol. 1989; 160, 2 : 294-297

11. Gardosi J, Sylvester S, B-Lynch C. Alternative Positions in the second stage ofLabour: a Randomized controlled trial. Br. 1, Obstet Gynaecol. 1989; 96: 1290-1296

12. Golay J, Vedam S, Sorger L. The Squatting Position for the Second Stage of Labor : Effects on Labor and on MaternaI and Fetal Well-Being. Birth 1993; 20, 2 : 73-78

13.Angst F, Fasnacht B. Accouchement dans l’eau: mythe ou réalité? Revue Médicale de la Suisse Normande 1995; 115: 521-525

14.Thacker S.B Banta D .. Benetits and Risks of episiotomy : An interpretative Review of the english language literature, 1860-1980. Obs. Gynecol. Sur. 1983 ; 38,6 : 322-338

15.Thorp J, Bowes W. Episiotomy : can its routine use be defended ? Am. 1, Obstet. Gynecol. 1989; 160; 5, 1 : 1027-1030

16.Nelson K, Bromans H. Perinatal risk factor in children with serious and mental handicap. Ann. Neurol. 1977; 371-377.

17. Cohen W. Influence of the duration of Second Stage Labor on Perinatal Outcome and Puerperal Morbidity. Obstet Gynecol. 1977; 49, 3 : 266-269

18. Katz M, Lunenfeld E, Meizner l, Bashan N, Gross 1. The effect of the duration ofthe second stage of labour on the acid-base state ofthe fetus. Br J Obstet. Gyneaco1. 1987; 94 : 425-430

19. Gordon H. Logue M. Périnéal muscle function after childbirth. Lancet. 1985; 20 : 123-125

20. Reading A. E., Sledemené CM. How women view post épisiotomie pain. Br. Med. 1. 1982; 284 : 243-246

21. Richard T, Ronchi L. Apropos de 201 accouchements aquatiques. Dossiers de l’obstétrique 1993; 203 : 3-10

22. Richard T, Bourgeois A. L’accouchement aquatique aujourd’hui. Gynécologie internationale 1996; 5, 3 : 70-77

23. Weston. C.F.M. O’Hare 1.P .. Haemodynamic changes in man during immersion in water at different temperatures. Clin. Sei. 1987 ; 73 : 613-616

24. esrogli M, Goeschen K. Das fetaie befinden wahrend eines badesder mutter. Untersuchungen mit hiife der unterwasserkardiotokographe in der schwangerschaft und unter der geburt. Z. Geburt. U. Perinat. 191(1987) 181-185

25. Cefalo R, Hellegers A. The effects of maternaI hyperthennia on maternaI and fetal cardiovascular and respiratory function. AM J Obstet. Gynecol. 1978; 131, 6 : 687-694

26. Power G. Biology of tempe rature : the mammalian fetus. 1. Dev. Physio. 1989 ; 12 : 295316

27. Walker 1. Birth under water: sink or swim. Br. J Obstet. Gyneco1. 1994; 101,6: 467-468

28. Rosevear. Birthing pool and the fetus. Lancet. 1993; 23, 342 : 1048-1049

29. Deans A, Steer P. Temperature of pool is important. BMJ 1995; 311: 390-391

30. Alderdice F, Renfrew M, Marchant S. Labour and Birth in water in England and Whales. BMJ 1995; 310; 937 (1april)

31. Kitzinger S. Sheila Kitzinger letter from England. Birth 1991; 18; 3: 170-171

32. Johnson P. Birth under water -to breath or not to breath. Br. J Obstet. Gyneco1. 1996; 103 : 202-208

33. Harned H, Herrington R, Ferreiro 1. The effect of immersion and température on respiration in newborn lamb. Pediatries 1970; 45, 4 : 598-605

34. 0dent M. Birth under Water. Lancet 1983; December 24/31 : 1476-1477

35. Ponette H ..Communication sur 1000 naissances sous eau. Ostende Belgique; leres journées françaie de naissance aquatique; St-Girons, octobre 1992. Societé Française d’Accouchement Aquatique (SF AA).

36. Alderdice F, Renfrew M, Marchant S. Labour and Birth in water in England and Whales. BMJ 1995; 310; 937 (lapril)

37. Barry C. Could Saline in the pool reduce the potential hazards? BMJ 1995; 310: 1602 (17 june)

38. Cammu H, Clasen K, Van Wetteren L. Is having a warm bath during labor use fuI ? (abstract) 1. Perinat. Med ] 992; 20 (supl.l) : 104

39. Lenstrup C. et al. Warm tub bath during délivery. Acta Obstet Gynecol Scand 1987; 66 : 709-712

40. McCandIish R, Renfrew M. Immersion in Water During Labor and birth: The need for Evaluarion. 1993; 20, 2: 79-85

41. Burns E, Greenish K. Pooling Information. Nursing Times 1993; 89, 8 : 47-49

42. Zimmerman R, Huch A. Water birth is it safe? J. Perinat. Med. 1993; 21: 5-11

43. Waldenstrom U, Nilsson C. Warm Tub Bath after spontaneous Rupture ofMenbranes.Birth 1992; 19,2 : 57-63

44. Shutte & al.Management ofpremature rupture ofmenbranes : The risk of vaginal examination to the infant. Am J obstet gynecol 1983; 146,4: 395-399

45. Gradert Y, Hertel J. Warm tub bath during labor, effects on plasma catecholamine and Bendorphin-like immunomaturity concentration inthe infants at birth. Acta. Obstet. Gynecol.Scand. 1987; 66: 681-683

46. Harmsworth G. Safety First. Nursing Times 1994; 90, Il: 31-32

47. Maternité de Paimpol. Expériences et résultats sur l’utilisation du bain chaud pendant le travail de 1993 à 1995 : « Femmes en ébullition »

48. Commons Health Committee. Maternity services. Second rapport, vol 1, chap. V, 19911992 London HMSO.

49. Atalla R, Weaver 1. Safety has yet to be determined. Letters BMJ 1995; 311: 390

50. Jenkins R, Tyler S. Water births given a bad press. Letters BMl ] 994; 308: 920

51. Auwei1er U, E1dering G. Wassergeburt, Geburtserleichterung oder zusatzliches Risifo? Vinenz Palloti Hospital, Bensberg Germany 1991 (personal communication)

52. Odent M. Naître et renaître dans l’eau, 1 vol, Presse-pocket éditeur, Paris,1990.

53. Church L, Rosenthal M. Water Birth : one birthing center’s observations; Nurs. Midwifery 1989; 34 : 165

54. Rawal J, Shah A. Water birth and infection in babies. BM] 1994; 309: 511

55. Cirigliano J, Buenos-Aires, Argentine. Communication personnelles; 2èmes Journées Internationales de Naissance Aquatique. La baule-16-17 Juin 1994

56. Alderdice F, Renfrew M. Labour and Bi rth in Water. Lancet 1993; 342: 1563

57. Reid T. Water work. Nursing Times 1994; 90,13: 26-30

58. Banta D, Thacker s. Assessing the Costs and Benefits ofElectronic Fetal Monitoring. Obstet. Gyneco1. Surv.1979; 34, 8 : 627-642

59. Recommandations de l’O.M.S. Bureaux régionaux de l’Europe et des Amériques : La technologie appropriée à la naissance ; Avril 1985.

60. Haverkamp A et al. A controlled trial of the differential effects of intrapartum fetal monitoring. Am. l. Obstet. Gynecol. 1979; 134,4 : 399-412

61. World Medical Association: code ofethics ofWorld Medical Association. Declaration of Helsinsky. Human experimentation ; BMJ 1964; 2 : 177-181

62. Kerner J, Bailey Ferris C. An alternative birth center in a community Teaching hospital. Obstet. Gynecol. 1978; 51,3: 371-373

63. Departement of health. Changing Childbirth. Part 1: Report of the expert maternity group 1993; London: HMSO

64. Nelson N, Enkin M, Saigal M. A randomized clinical trial ofLeboyer approach to childbirth. N Engl J Med. 1980; 20 : 655-660

65. Simkin P. Just another day in a woman’s life? Part II : Nature and consistency of women’s long-tenn memories of their tirst birth experiènces. Birth 1993; 20, 2 : 73-78

66. DanielsK.letter. Birth 1988; 15: 106-107

67. Larroque L., Université de Toulouse; DEA de psychologie. Quelle naissance? Pratique aquatique périnatale et relation précoce mère-enfant

68. Tagawa-Sarr 0, Toumeux V. Evaluation des coût de la maternité en France. Entretiens de Bichat 1993. Les Dossiers de L’obstétrique 1993; 212: 7-12

Intérêt de l’immersion dans l’eau pendant le travail

La douleur, sensation subjective, est difficile à mesurer et à comparer d’un individu à l’autre.

Dans la méthode présentée ici d’accouchement aquatique, la douleur a été évaluée à travers la demande d’analgésie péridurale. Les taux d’analgésie péridurale de 11% dans la population étudiée (18.1% pour les primipares) sont faibles comparés au taux courants de péridurales [2]. Dans certains services, l’analgésie péridurale est proposée quasi systématiquement à toutes les primipares. Ces dernières sont considérées comme une population à risque de travail difficile et douloureux [3]. Ici, 74,28% des primipares ont vécu la phase douloureuse du travail dans l’eau, sans demande d’autre moyen analgésique. La réduction importante de demande de péridurale par le bain chaud peut s’expliquer par la meilleure relaxation qui réduit l’intensité des contractions, limite le stress de la femme et augmente le seuil de la douleur (cf. chap 2.1). L’autre voie pour expliquer L’apaisement de la femme peut s’expliquer aussi par la stimulation de la sécrétion d’endorphines lors du bain chaud [26].

Le travail serait facilité par l’immersion dans un bain chaud. C’est l’un des arguments des défenseurs de l’accouchement aquatique. Une méthode d’évaluation fréquemment utilisée est de définir la fréquence des stimulations artificielles du travail (ocytociques). L’évaluation du temps de travail et de la vitesse de dilatation cervicale sont les deux autres critères proposés.

Dans la série d’accouchements étudiés, les médianes de temps de travail étaient inférieures à 1 heure chez les multipares et à 2 heures chez les primipares. Ces résultats ne peuvent cependant pas être utilisés de façon concluante ; le critère d’entrée dans l’eau ne tenant pas compte du niveau de dilatation cervicale. Ces résultats ne peuvent pas être comparés et contrôlés. Cependant, le critère d’entrée dans l’eau étant la demande de soulagement, nous pouvons considérer que la phase la plus douloureuse du travail a été rapide.

Certaines équipes ont limité leurs études à l’action de l’eau durant le travail :

Cammu & al. ont publié, en abstract, les résultats d’une étude randomisée contrôlée, sous forme d’abstract. Le but était d’évaluer si l’immersion dans l’eau de 45 min à 60 min pendant le travail, réduisait la sensation douloureuse de la femme et accélérait la phase de dilatation. 100 femmes ont été étudiées ; 49 ayant été sélectionnées pour utiliser le bain et 51 pour un suivi conventionnel. Le recours aux produits utérotoniques (ocytociques) a été significativement plus rare dans le groupe « bain » (22% vs 47%). En ce qui concerne les autres critères étudiés, il n’y a pas eu de différence significative.

Lenstrup & al. ont étudié de façon contrôlée, non randomisée, 160 femmes sans complication obstétricale. 88 femmes (groupe bain) ont choisi de profiter d’un bain chaud de 2 heures maximun pendant le travail et 72 femmes (groupe contrôle) ont refusé cette option. Pour que la femme soit admise dans l’étude, le travail devait s’être déclenché spontanément entre 38 et 42 semaines de grossesse, le poids du foetus devait être estimé entre 2500g et 4000g. La présentation devait être céphalique, la grossesse ne devait pas avoir présenté de complication. Pour pouvoir aller dans le bain, l’enregistrement du rythme cardiaque foetal devait être normal sur 30 min ; sa surveillance étant ensuite intermittente, pendant 30 sec toutes les 15 min. L’étude commencait lorsque la femme était à 5 cm de dilatation cervicale. La dilatation cervicale pendant l’immersion progressait de 2.5cm/heure dans le groupe bain, comparé à 1.25 cm/heure dans le groupe contrôle. La différence est significative (P inf à 0.05). La durée du bain ne devait pas dépasser 2 heures. La progression de l’engagement foetal était de 0.45 units/heure dans le groupe contrôle et de 1.39 units/heure dans le groupe bain ; avec une différence significative (P inf à 0.05). La duré totale de l’accouchement a été équivalente dans les 2 groupes. Le score moyen de la douleur a été évalué inférieur dans le groupe bain pendant l’immersion. L’utilisation d’ocytociques et de mépéridine a été 2 fois plus fréquente dans le groupe contrôle mais la différence n’était pas significative. L’utilisation des autres médications analgésiques a été similaire. Les nombres de manoeuvres instrumentales, de césariennes et d’épisiotomies n’ont pas été différents entre les 2 groupes. Il n’a pas été noté de différence sur l’état de santé des nouveaux-nés étudiés, à travers l’Apgar et la perte de poids après la naissance ni sur les complications de la femme dans le post-partum.

Bastide ( hôpital d’Oxford) cité par Mc Candlish est le seul à retrouver un temps de travail allongé par rapport à leur groupe témoin. Il étudiait 4 périodes d’immersion de 30 min.

Cammu avec 45 min à 60 min d’immersion ne note pas de conséquences sur le temps de travail.

Pour Lenstrup [34] l’immersion qui ne devait pas dépasser 2 heures dans le bain chaud apporte une augmentation de la vitesse de dilatation momentanée significative, sans influencer la durée totale de l’accouchement.

De courtes périodes d’immersion ne semblent pas apporter de bénéfices sur le temps de travail.

Dans les études sur l’utilisation du bain chaud pendant tout l’accouchement :

Angst & al [13], dans leur rapport, exposent le mode de fonctionnement de leur service dans lequel les femmes peuvent choisir entre différentes options d’accouchement. ils montrent une action positive de l’eau sur la douleur et retrouvent une phase de dilatation plus courte chez les femmes ayant utilisé l’eau pendant toute la durée de l’accouchement. Les femmes autorisées à accoucher dans l’eau étaient définies à faible risque. Il existait un biais de sélection limitant l’interprétation de ces résultats;

Certaines équipes [29,] évaluent la qualité du travail à travers les médianes du temps de travail des populations étudiées. Burns & Greenish [36] ont calculé une médiane de temps de travail de 2 heures 23 minutes, sur 244 phases de dilatation. Odent [29] parle de phase de dilatation courte de 1 heure à 2 heures. Dans sa série, l’indication du bain chaud était avant tout pour les phases de dilatation très douloureuses et lors de stagnation de la dilatation à 5 cm. L’eau était jugée efficace sur la douleur et la rapidité du travail. Il explique cette action de l’immersion sur la phase travail :

– diminution de la sécrétion des cathécolamines
– diminution des stimulis extérieurs
– diminution des effets de la pesanteur
– diminution de la conduction nerveuse
– assouplissement direct des muscles
– disparition des inhibitions avec désinterêt des évènements extérieurs permettant la reprise des contrôles instinctifs de la femme

Dans l’interprétation des résultats il est important de préciser que la plupart des équipes réservent l’utilisation du bain chaud aux accouchements à bon pronostic. Le plus souvent, les études ne sont ni randomisées ni contrôlées.

L’immersion dans l’eau accélère la vitesse de dilatation cervicale pendant la durée du bain [33,34] mais n’influence pas la durée globale du travail. Plus l’immersion est prolongée, plus l’effet sur la durée du travail est important. L’action de l’immersion dans l’eau sur la dilatation cervicale semble plus efficace lorsque la femme entre dans le bain avant 5 cm de dilatation .

Toutes les études montrent une diminution du recours aux ocytociques.

L’action facilitatrice du bain d’eau chaude, peut s’expliquer, entre autre, par la relaxation musculo-ligamentaire (effet utilisé en hydrothérapie) et par la diminution du stress chez la femme. Le stress provoque une libération des catécholamines qui induisent un travail anarchique en stimulant les récepteurs utérins et une mauvaise dilatation en stimulant les récepteurs du col utérin (cf. chap. 2.1).

Le Professeur J.J Walker [22] dans une analyse sur le travail et/ou la mise au monde dans l’eau, s’étonne des petites dimensions des baignoires de relaxation le plus souvent utilisées. Pour lui, le plus grand avantage du travail dans l’eau est la possibilité donnée à la femme de pouvoir, aidée par l’apesanteur, changer de position librement.

Dans l’étude présentée ici, le volume de la baignoire (1300 l.) et sa partie évasée postérieure donnent à la femme la liberté de mouvement qui lui est nécessaire pour adapter sa position au moment de la contraction et entre 2 contractions. Cette liberté de mouvement, notamment avec la possibilité de prendre une position verticale, apporte aussi une meilleure résistance à la sensation douloureuse et une accélération de la phase de dilatation (cf. chap. 2.3)[9,11]. Il n’y a pas de fatigue supplémentaire à maintenir la position accroupie grâce à la diminution de la pesanteur procurée par l’eau.

Les différentes études de la bibliographie n’ont pas montré de différence quant aux modes d’expulsion, lésions du périnée, avec des durées d’immersion limitées, lors du travail. Elles n’ont pas démontré de risques supplémentaires d’infections et des complications du post-partum materno-foetale.

Rupture de la poche des eaux et risques infectieux de l’immersion

Dans l’étude présentée, la rupture de la poche des eaux, n’était pas une contre-indication à l’immersion dans l’eau. Peu d’équipe donne des renseignements sur ce sujet.

Mesrogli & al [20] ont étudié les effets du bain chaud pendant le travail sur 122 femmes, parmi lesquelles 30 femmes avaient rompu la poche des eaux avant le bain. De légères variations du rythme cardiaque foetal, surveillé par télémétrie, se sont produites dans 6% des cas lorsque les membranes étaient intactes et dans 12% des cas lorsqu’elles étaient rompues. Les RCF (rythme cardiaque foetal) sont redevenus normaux après le bain. 7% des femmes avec des membranes intactes et 13% avec des membranes rompues ont eu des signes d’infection (température corporelle > 38° et >16000 leucocytes/mm3). Cependant, les mêmes signes se sont produits pour 40% d’un groupe contrôle comprenant 30 femmes avec une rupture de même nature de la poche des eaux. Ils attribuent ce résultat au temps de travail plus prolongé dans le groupe controle. Les auteurs concluent que la rupture de la poche des eaux n’est pas une contre-indication à l’utilisation du bain pendant le travail. L’analyse globale des différentes études faites par cette équipe, montre que le bain chaud influence la relaxation avec un effet spasmolytique. Il favorise l’efficacité des contractions et la dilatation cervicale et, en accélèrant le temps de travail, contribue à diminuer le risque d’infection. Leur protocole exige la surveillance continue du RCF pour dépister d’éventuelle souffrance foetale aiguë.

Waldemstrom & Nilsson utilisent des données rétrospectives pour comparer 89 femmes prenant un bain après RPPDE (rupture prématurée de la poche des eaux) et 89 femmes contrôles avec le même intervalle entre la RPPDE et la naissance. Les 2 groupes étaient homogènes (socio-économique, age, terme, parité…). La population était sélectionnée par un centre d’étude statistique et était issue de 2 centres de naissance différents. Pour la plupart des femmes, la RPPDE a duré moins de 24 heures. Pour 29,2% du groupe bain et pour 28,1% dans le groupe contrôle, le travail n’avait pas réellement débuté à l’admission. Les femmes dans le groupe contrôle ont demandé plus d’analgésie et d’ocytociques. 6 césariennes dans le groupe bain et 7 dans le groupe contrôle ont été nécessaire. Il n’y a pas eu de différence statistique entre les 2 groupes sur les infections, les problèmes respiratoires du nouveau-né, sur les infections maternelles. Il n’y a pas eu de différence significative sur le score d’Apgar à 1 et 5 mn. Cependant, en étudiant les enfants nés plus de 24 heures après la RPPDE, l’Apgar à 5mn était significativement moins bon dans le groupe bain. Les auteurs signalent cependant un biais du à la sélection des patientes issues de 2 maternités différentes et prises en charge différemment. L’autre résultat significatif montrait qu’il y avait plus de complications chez l’enfant lorsqu’il existait un long intervalle entre rupture et accouchement. Schutte & al ont montré, dans une étude sur 4 ans que lors d’une RPPDE, que les 2 facteurs influençant le risque d’infection étaient le terme de la grossesse et l’intervalle entre le premier examen vaginal et l’accouchement.

Lenstrup & al [34] ont poursuivi leur étude avec la même population. Une analyse de la flore bactérienne de l’eau avant et après le passage d’une femme dans le bain a montré que l’eau contenait 10.000 bactéries communes de l’eau avant le bain. Après le bain, il a été retrouvé également une quantité insignifiante de bactérie Gram positive (staphyloque blanc et streptococque non hémolytique) non pathogène. Les prélèvements sur la baignoire ont montré que le protocole de désinfection donnait des résultats satisfaisants (eau + savon + alcool).

Gradert Y. & al ont voulu compléter cette dernière étude en vérifiant si l’immersion dans l’eau à 37°, apportait une diminution du « stress » foetal pendant l’accouchement. Ils ont mesuré les concentrations plasmatiques de l’adrénaline, de la noradrénaline et de la Beta-endorphine-like immunoréactivité (B-EP-ir) ; 3 hormones augmentant lors d’un stress foetal. Le score d’Apgar a été mesuré à la naissance, à 1 min et à 5 min. Du sang artériel a été collecté au cordon pour étudier la balance acide-base (ABL-30, Radiometer) et la pCO2. Dans cette étude, 13 femmes sont entrées dans un bain chaud (37°), à 5 cm de dilatation, pour une durée maximale de 2 heures. 9 femmes qui ne désiraient pas profiter du bain pendant le travail représentaient le groupe contrôle. Toutes les femmes avaient eu une grossesse strictement normale. Les 2 groupes étaient homogènes (âge, parité, heure de rupture de la poche des eaux). Seuls, les poids de naissance différaient avec une moyenne significativement plus basse dans le groupe contrôle. Sur tous les critères étudiés, il n’y a pas eu de différence entre les 2 groupes. Le seul résultat significatif a été la corrélation entre le poids de naissance et l’élévation des catécholamines, indiquant qu’un gros foetus avait plus de risque de stress. Cette étude ne montre ni bénéfice ni risque sur l’enfant lors de l’immersion de la mère pendant le travail.

En dehors de la RPPDE prolongée >à 24heures, qui représente, elle même, un risque d’infection, il n’y a pas de risque infectieux supplémentaire pour la mère et l’enfant à l’immersion dans un bain à 37° pendant le travail.

Harmswoth précise que le liquide doit être clair pour profiter du bain. Un liquide méconial sera une contre-indication à l’accouchement aquatique.

Perspectives de l’utilisation des bains chauds pendant le travail

Une étude non publiée , rétrospective, non contrôlée, non randomisée, de la maternité de Paimpol (22). La maternité est équipée d’une salle de naissance à l’ambiance douce à la lumière tamisée, dans laquelle se trouve une baignoire d’angle d’eau douce maintenue à 37°.

Cette étude compare 2 populations similaires qui réclamaient un soulagement de la douleur durant un travail spontané non compliqué. Un groupe volontaire a utilisé le bain chaud et un autre groupe l’analgésie péridurale. Un 3ème groupe dit groupe témoin vivait un accouchement eutocique sans aide extérieure. L’entrée dans l’eau était autorisée après 30 min d’enregistrement du RCF. La surveillance du coeur foetal était ensuite discontinue. Toutes les situations où la direction du travail, la surveillance continue de la tension artérielle maternelle et du RCF étaient nécessaires, interdisaient l’utilisation du bain. La comparaison avec le groupe témoin n’a pas montré de différence importante sur le temps de travail, le mode d’expulsion et le périnée.

Par contre, les comparaisons entre la population étudiée et la population « péri » montrent un temps de travail beaucoup plus court dans la population étudiée (6 heures vs 10 heures 30). Les résultats sur le mode d’expulsion sont aussi intéressants : 93% des primipares de la population étudiée ont eu un accouchement eutocique et 7% ont nécessité des forceps. Parmi les primipares avec péridurale, 61,5% ont eu un accouchement eutocyque, 35% ont eu des forceps et 3,5% une césariennes en urgence. L’étude des périnées a montré 26,3% de périnées intacts dans la population étudiée pour 6% dans la population avec péridurale. Ces résultats suggèrent que le bain d’eau chaude n’apporte pas d’avantage particulier pour la femme lorsque l’on compare avec un accouchement naturel peu douloureux vécu dans une ambiance d’intimité.

Cependant, lorsqu’une femme demande un soulagement de sa douleur, il parait intéressant de lui proposer, en premier lieu, une immersion dans un bain à 37° , afin d’éviter les effets secondaires de l’analgésie péridurale (cf.chap. 2.1).

Le travail dans l’eau, » un sensibilisateur des accouchements pathologiques ? »

Dans la série présentée, les femmes qui ont nécessité une sortie de l’eau en cours de travail ont une probabilité plus élevée d’accouchement pathologique. Dans l’étude, 31 femmes sur 201 sont sorties de l’eau en cours de travail : 1 pour anomalie du rythme cardiaque foetal, 22 pour anesthésie péridurale dont 19 primipares, 8 pour mauvaise progression du travail.

Dans cette série, l’anesthésie péridurale n’était pas une anesthésie dite de convenance. Elle était demandée suite à l’inefficacité du bain d’eau chaude sur la douleur de la parturiente. L’action bénéfique de l’eau sur la douleur, pour la majorité des cas, nous permet de parler de travail hyperalgique lorsque le bain d’eau chaude est insuffisant pour apporter un soulagement à la femme. Un travail hyperalgique est potentiellement pathologique (cf. chap. 2. 5).

Nous pouvons considérer que, dans cette série, l’anesthésie péridurale est, au même titre que les forceps et césarienne, une intervention obstétricale nécessaire pour éviter des complications materno-foetales. Or, seulement 2 femmes sur les 31 sorties de l’eau en cours de travail,ont nécessité ni césarienne, ni forceps, ni anesthésie péridurale.

Le bain d’eau chaude pourrait jouer le rôle de révélateur d’accouchement pathologique et compléter la sémiologie obstétricale dans l’appréciation du risque de l’accouchement.

Coût de la méthode

A une époque où le coût de la santé est d’actualité, et les dépenses de santé limitées, il semble important d’étudier ce critère.

Cette technique d’accouchement demande un investissement de départ pour le bassin d’accouchement et la télémétrie.

Elle ne demande pas plus de personnel obstétrical qu’un autre accouchement.

Par contre en diminuant les demandes d’analgésies péridurales, en diminuant les manoeuvres instrumentales et les lésions du périné cette méthode diminue le coût de l’accouchement mais aussi la durée d’hospitalisation. En 1993, le prix forfaitaire d’une journée d’hospitalisation dans la maternité de l’hôpital de Pontoise était de 1924.66 Francs [53].